Le rachat de crédit est un marché bancaire à part mis au profit des emprunteurs ayant des embarras d’argent. Les banques en profitent aussi, même si le risque est un peu plus élevé que dans d’autres opérations. Le principe d’un rachat de crédit est simple: on parle de la restructuration de dettes qui vous permet d’étaler le remboursement du crédit sur une durée plus longue. Le résultat est un crédit à coût plus élevé, mais aux mensualités plus réduites, qui conviendront mieux à un budget mensuel réduit.

Le problème le plus important, quand on se trouve dans la situation de demander un rachat de crédit, est de savoir s’il coûte plus cher que de garder son crédit en cours. Les facteurs qui déterminent ce coût sont la durée et le taux du rachat. La baisse des mensualités peut aller, dans les meilleurs cas, jusqu’à 60% et même 70%!

Pour les crédits à moyen terme et qui ont l’avantage de ne pas être très chers, un rachat de crédit sera convenable seulement à long terme. Autrement, avec un taux d’intérêt plus élevé (comme c’est le cas des taux des rachats de crédits pratiqués par les banques), le coût du crédit, suite au rachat sera élevé et l’opération, inefficace pour le débiteur.

Le rachat du crédit a été inclus dans la discussion sur la relance du crédit demandée par le patron de la BCE, Jean-Claude Trichet. Début juillet 2009, il a invité les banques commerciales à stimuler le marché des crédits, en facilitant l’octroi de ceux-ci. La baisse des taux d’intérêts pour les rachats de crédit a été envisagée, comme une clause naturelle de l’amélioration des conditions de refinancement.

En réalité, la baisse du coût de refinancement n’a pas été répercutée sur les taux proposés. La baisse des intérêts est inférieur à 1%, pour les crédits pratiquant des taux fixes, et de 1% à 1,5% pour les taux révisables.

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