L’Association des sociétés financières (ASF) indiquait, le 21 juillet 2009, un fait dont les établissements de crédits avaient déjà connaissance: les crédits à la consommation ont enregistré au premier semestre un recul de 15,6%, soit 3,5 milliards d’euros de moins que lors de la même période de  l’année dernière.

En fait, nous parlons de la neuvième baisse d’affilé en France, qui a atteint à la fin du premier semestre 2009 le pourcentage de 15,6%. « C’est une contraction d’une ampleur jusqu’alors jamais enregistrée depuis vingt ans que la série statistique existe: la plus forte baisse était jusqu’à présent celle constatée au second semestre 1990 (- 10,2 % sur un an) », a expliqué l’ASF dans un communiqué publié le 21 juillet.

Les prêts personnels ont également chuté, le recul étant en juin 2009 de 25,7%, plus fort que dans le cas du crédit à la consommation. Le repli de ce marché est d’un côté le résultat de la baisse du rachat des créances et de l’autre, de la réduction des immatriculations automobiles. Les crédits renouvelables poursuivent aussi leur régression: 11,6 % en juin,  14,1 % au deuxième trimestre. Pour les prêts affectés (automobile, biens d’équipement du foyer, amélioration de l’habitat etc.), la décroissance est de 14,4% en juin et 10,6% sur le semestre.

Les crédits immobiliers ne s’échappent pas non plus à la déchéance générale. Les prévisions pour la fin de l’année pointent une baisse de 25% par rapport à l’année passée.

Leave a Reply

  • Publicité