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Jeudi, juillet 16th, 2009

Le crédit renouvelable, appelé aussi crédit revolving ou crédit permanent, n’est pas le bonheur à portée de main, mais un risque assumé inconsciemment par beaucoup de gens. L’ampleur de ce type de prêt et la psychologie dont il est accompagné menacent de devenir un problème social.

Beaucoup de ceux qui souscrivent un crédit revolving ne connaissent pas exactement l’engrenage que ce prêt implique. Un crédit revolving est une réserve d’argent mis à la disposition des personnes ou des ménages, pour servir à la consommation. Il est un crédit non-affecté, les fonds étant accordés sans justificatif de dépenses. Le montant (inférieur ou égal à 21 500 €), la durée du contrat (supérieure à trois mois), le taux et les conditions de remboursement sont fixés lors de la conclusion du contrat. Dans la plupart des cas, l’argent est rendu disponible à l’aide d’une carte de crédit. Les mensualités sont supportables, mais en raison de leur faiblesse et des taux variables, la période de remboursement sera ajustée régulièrement.

Or, le cercle vicieux commence avec ce remboursement très lent et la décision du client de renouveler son contrat. L’endettement devient permanent et risque de devenir un sur-endettement. Et si c’est  la forme la plus accessible de crédit pour un grand nombre de ménages, le crédit revolving peut devenir un poids intenable à long terme. Dans cette situation, la publicité excessive est appelée au banc des accusés. La mauvaise information et l’évaluation superficielle du risque ouvrent la voie à un nombre croissant de crédits renouvelables entamés sans trop de connaissances.

Une enquête publiée en mai 2008 par le magazine « 60 millions de consommateurs » montrait que plus de la moitié des demandes de crédit revolving dans les grands magasins avaient été acceptés, en dépit du degré élevé d’endettement des demandeurs. Dans les magasins, les conseillers de crédit sont les vendeurs, qui n’hésitent pas offrir facilement ces produits de bonheur. L’enquête a relevé que 41% des vendeurs n’avaient posé aux demandeurs aucune question sur  leurs crédits en cours.

La réalité sociale est que 15% des ménages français n’ont pas accès à un autre type de crédit, même si le taux est beaucoup plus élevé que dans le cas des prêts affectés.

Dans le nouveau projet de loi sur le crédit à la consommation initié par le gouvernement, le crédit revolving a sa place. La loi va imposer aux établissements de crédit beaucoup d’exigences, dont l’information responsable, un contrôle plus sérieux de la solvabilité des clients ou la séparation entre l’offre d’un crédit et la vente d’un produit dans un magasin.

 
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